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 l'innoncence des loups

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Emilie
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MessageSujet: l'innoncence des loups   l'innoncence des loups EmptyVen 19 Mai - 10:20

Je vous présente ma nouvelle histoire. Sur celle ci, il n'existe aucun monstre, aucun pouvoir special, .. rien que du réel.
Un conseil, attendez le second chapitre pour juger car le premier n'est qu'une introduction.
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L’ INNOCENCE DES LOUPS



Chapitre 1: Une terre de mystère


Depuis bien longtemps, le Gévaudan était et demeurait une terre, une région où régnait l’inconnu et le mystère. Peu de gens savaient expliquer le pourquoi du comment et cela charmait toujours les touristes venant visiter le pays.
C’était une terre très dure et froide où en dehors des grandes villes, on pouvait se croire dans le passé et s’y perdre. L’activité était essentiellement rurale. Certains agriculteurs travaillaient leurs propres terre mais la plupart exploitaient celles des riches propriétaires. Le travail était dur et ne manquait pas mais pourtant personne ne se plaignait de son sort.
Dans les bistrots le soir après une dure journée de labeur, personne ne critiquait son employeur mais préférait jurer lorsque quelque chose n’avait pas été. Chacun discutait de ses soucis rencontrés à son travail, ses problèmes au sein de sa famille ou son avis sur la politique locale et nationale. C’est dans le cadre d’un de ces bistrots que commence cette histoire.
Par une belle fin de journée de la fin du mois de Juin, un homme d’une quarantaine années revenaient des champs autour de son petit village de Sainte-Marie. Il se nommait Alfred Muron et était travailleur agricole dans une des fermes du village. Il avait des cheveux bruns un peu sales avec des yeux marrons et portait une chemise marron, une salopette verte et des bottes en cuir. Il marchait en sifflotant dans les rues se rendant au bistrot Un coin tranquille où l’attendait ses amis.
A l’intérieur était déjà rassemblé déjà ses amis autour d’une table ses amis qui semblaient attendre leur commande en même temps qu’ Alfred. Ils les détailla du regard: Pierre Ducroc, Roger Larson, Benjamin Mayard et Gilbert Lavac. Alfred prit une chaise et s’asseya entre Pierre et Gilbert.
_Eh ben, on se demandait quand t’allais arriver! s’écria Roger.
Roger Larson était un homme dans la quarantaine comme son ami Roger. A la différence près qu’il était divorcée et voyait peu ses deux enfants, un garçon de douze ans et une fille de seize ans, car son ex-femme était retournée vivre en ville. Heureusement pour lui, ceux ci venaient toujours aux vacances. Il avait des cheveux noirs en broussailles, des yeux bleus et un bouc. Il portait un pantalon en tissu noir et une chemise grise avec des souliers. Il vivait modestement en étant vendeur de journaux sur la place de la mairie du village. Il avait un caractère fort bourru n’hésitant pas à mettre les pieds dans le plat.
_Désolé les amis, j’ai fait quelques heures de rab! Un mouton du patron s’était sauvé! expliqua Alfred.
_Un mouton sauvé? Ah oui, je vois. Il aurait plus manqué qu’il se fasse bouffer par un loup!s’écria Gilbert.
Gilbert Lavac était le plus jeune des cinq amis: trente-six ans mais cela ne l’empêchait pas de partager les même convictions et les même choses en commun qu’eux. Il avait des cheveux blonds, des yeux verts avec une petite moustache et un béret marron sur le crane. Il portait une chemise blanche avec une veste ouverte marron par dessus et un pantalon noir en toile ainsi que des bottes. Il était berger dans une autre exploitation agricole du village.
_Ouais! Les loups sont une plaie! Je ne comprends pas comment les écologistes les défendent! s’écria Pierre.
Pierre Ducroc était l’aîné de la joyeuse bande avec ses cinquante-deux ans. Il avait quelques cheveux gris dispersés sur sa tignasse brune mal coiffée. Ses yeux étaient noirs. Il portait une chemise blanche très usée, un pantalon noir et des sabots. Il vivait d’un petit jardin chez lui qui suffisait à ses besoins.
_J’arrête pas de courir après les moutons! Si y avait pas ces fichus loups, tout irait bien mieux! lança Gilbert.
_Ca, c’est sur! Mais bon, nous ne pouvons rien y faire malheureusement. fit Alfred.
_Si! Nous devrions nous armer et tirer sur chaque loup que nous apercevons! Même nous mettre en chasse! affirma Pierre.
Quelques secondes plus tard, les cinq compères entendirent un bruit assez désagréable provenant de derrière eux. En se retournant, ils découvrirent que le jeune serveur, engagé fraîchement, avait lâché son plateau laissant ainsi tomber les cinq tasses de café qui était posé dessus. Evidemment le café se répandait et les tasses s’étaient brisées.
_Hey gamin, fais attention! Tom ne va pas apprécier! lança Pierre.
_Excusez moi, j’ai .. trébuché. avoua le jeune homme.
_Richard! Tu crois que les tasses et le café, je les ais gratuitement? cria un homme derrière le bar.
Le jeune homme se retourna vers le fond de la salle où se trouvait le bar. Derrière servait le patron de l’établissement: Thomas Marot que les habitués surnommaient Tom. Il était plutôt bon vivant mais sur son activité professionnel, il était strict et rigoureux.
_Désolé Mr Marot .. j’ai trébuché et pour me rétablir, le plateau s’est incliné. Excusez moi. dit le jeune homme penaud.
_Soit! Maintenant file en cuisine chercher de quoi ramasser les dégâts! ordonna Thomas.
Le jeune homme s’exécuta immédiatement enclin à faire oublier son erreur rapidement. Celui ci répondait au nom de Richard Dubois. Il avait des cheveux bruns très courts avec des yeux marrons noisettes. Il portait un tee-shirt blanc sous une veste marron ouverte ainsi qu’un jean noir et des baskets noires. Au-dessus de ses vêtements, il avait un tablier blanc avec quelques petites tâches de café. Contrairement aux gens de cette salle, il n’était pas d’ici. Il vivait normalement à Paris dans le XII arrondissement où il était étudiant en biologie et en zoologie. Il était venu ici pour gagner de l’argent mais aussi pour réaliser un travail dont il ne voulait parler à personne.
Alors que Richard nettoyait le sol s’efforçant à faire disparaître le café répandu, les cinq compères reprirent leur conversation là où ils en étaient avant d’être interrompu par la chute du plateau.
_Alors on disait quoi avant que le gamin ne fasse tomber son plateau? demanda Benjamin.
Benjamin Mayard avait dans la quarantaine comme Pierre et Roger. Il avait le crane pratiquement entièrement dégarni. Ses yeux étaient noirs. Il portait une chemise grise sous une veste noire fermée, un jean et des chaussures. Il ne se mouillait guère dans les discussions du petit groupe mais il calmait souvent le jeu empêchant bien des querelles violentes de se dérouler. Il était donc le plus calme et le philosophe des cinq.
_Les loups! On parlait de ces maudits loups! rappela Gilbert.
_Ah ouais, ces fichus loups! Je le répète, faut tous les abattre! s’écria Pierre.
_C’est un peu radical, non? On pourrait se contenter de les enfermer. fit Benjamin.
_Pour moi, il n’existe pas de meilleur loup qu’un loup mort! décréta Alfred.
_Et puis quoi encore? Il manquerait plus que ça! Le loup nous fait subir de grosses pertes en dévorant nos moutons! Si il est capturé et on l’enferme dans les zoo, on les nourrira avec nos fichus impôts! cria Pierre.
_Ca, c’est vrai! Et ils nous feront payer ça bien cher! approuva Roger.
_En plus, les politiques rusés comme ils sont, ils fixeront un prix bien cher pour récupérer des sous sur d’autres trucs! ajouta Alfred.
_Tant qu’on y est, on devrait abattre les loups et les politiques! s’écria Roger en rigolant.
_Ca, c’est de l’idée! Au moins, on n’aurait plus d’ennuis! s’exclama Pierre.

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MessageSujet: Re: l'innoncence des loups   l'innoncence des loups EmptyVen 19 Mai - 10:30

j'aime bien je espère que ça se terminera bien pour les loups (sinon tu m'aura sur le dos et red and co avec Rolling Eyes )
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MessageSujet: Re: l'innoncence des loups   l'innoncence des loups EmptyVen 19 Mai - 10:46

tant qu'il y a pas tu-sais-qui ca va Oo

enfin penser a acheter une armure si je veux finir mal l'histoire Oo

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MessageSujet: Re: l'innoncence des loups   l'innoncence des loups EmptyVen 19 Mai - 11:12

mdr ^^ sinon vivement la suite
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MessageSujet: Re: l'innoncence des loups   l'innoncence des loups EmptyLun 22 Mai - 21:20

voici le second chapitre. a partir de maintenant debute l'action. Juste une faveur, dites moi à qui vous pensez qui sera le heros. j'essaie de brouiller un peu jusqu'au cinq.
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Chapitre 2: Le retour de la Bête


A travers les plaines longues du Gévaudan, Thierry Sacthel marchait depuis des heures, depuis l’aube pour être précis. Il était parti de l’exploitation familiale de ses parents il y avait déjà trois jours. Ceux ci possédaient disposaient du domaine le plus important et dans le pays le nom de Sacthel suffisait à imposer le respect car ils pouvaient obtenir tout ce qu’ils souhaitaient.
Cette vie ne plaisait pas au jeune homme. Il n’aimait pas cette vie facile que le destin et sa famille avait tracé pour lui. Comme son frère aîné Antoine refusait de reprendre l’exploitation, ce devait être à lui de l’obtenir. Cependant il ne voulait pas vivre cette vie là ou alors il voulait accomplir quelque chose de lui même et qui semblait impossible. C’était cette raison qui l’avait poussé à quitter sa famille et le lieu de son enfance. En observant le paysage devant ses yeux, il repensait à la conversation qui avait précédé son départ.
Un peu à l’écart de Saint-Flour se dressait une magnifique ferme entourée d’immenses champs. Dans la cour s’affairait de nombreuses personnes: éleveurs, cultivateurs, bergers … ainsi que les animaux. Loin de l’agitation quotidienne, Thierry jouait dans le verger avec sa petite sœur Charlotte. C’était une mignonne petite file de dix ans aux cheveux longs et lisse avec des yeux bruns. Elle portait une courte jupe fushia, un chemiser rose pâle et des ballerines blanches. Assise sur le siège d’une balançoire pendue à la branche d’un pommier, la fillette battait des mains en réclamant à son frère d’aller encore plus haut.
Soudain Thierry aperçut son père à l’entrée du verger et lui fit un signe d’approcher. Thierry arrêta la balançoire demandant à sa sœur de descendre et de l’attendre. Ensuite il rejoignit son père. Son père était un homme trapu aux cheveux bruns et sales, une moustache drue et des yeux bruns. Il portait une chemise orange sous une salopette bleue et des bottes vertes. Sans un mot, celui ci lui fit signe de le suivre. Intrigué, Thierry obéit et suivit son père quelques mètres plus loin.
_Ecoute, Thierry, tu as maintenant dix-huit ans. Je pense qu’il est temps que tu décides de ton avenir.annonça son père.
_Mon avenir? Je ne sais pas vraiment quoi faire.répondit Thierry en toute sincérité.
_Je comprend, c’est une décision dure à prendre. Cependant tu es fait pour notre ferme. Tu connais déjà le fonctionnement, les tâches à accomplir, le personnel … c’est le meilleur chemin à suivre. dit son père.
_Je sais. Ce serait le choix le plus raisonnable. Pourtant ce n’est pas le chemin que je veux prendre .répondit Thierry.
_Quel chemin prendre alors? Tu veux suivre ton frère? Tu n’aboutiras à rien. répliqua son père.
Celui ci commençait à s’énerver. Il avait déjà perdu son premier fils, il n’avait pas l’intention d’en perdre un second.
_Non, le chemin d’ Antoine ne me convient pas. Je veux plutôt suivre mon propre chemin. révèla Thierry.
_Alors que veux tu faire? demanda son père.
_Je veux accomplir quelque chose par moi même et rechercher une chose importante. déclara Thierry.
_Et quelle est cette chose?l’interrogea son père.
_Désolé, mais je ne dirais sur sa nature avant de la trouver. Je sais juste que ça pourrait me prendre des mois, des années, toute une vie .. mais je ne renoncerais pas. affirma Thierry.
_Bien. Je n’ai plus qu’à attendre que Jules grandisse .comprit son père amer.
Thierry s’arrêta fixant le paysage et inspira un grand coup: il était maintenant libre pouvant aller là où il voulait. Il ne retournerait chez lui que lorsqu’il aurait atteint son objectif.
_Et puis Jules est un meilleur fermier que moi. se dit Thierry.
Sur cette pensée, Thierry repartit en oubliant d’où il venait et en songeant à toutes les aventures qui pouvaient l’attendre. C’était une homme de dix-huit ans aux cheveux bruns en bataille avec des yeux bruns. Il portait un tee-shirt orange sous une veste bleue foncée fermée ainsi qu’un jean vert foncé et des baskets marrons. Enfin il portait un grand sac à dos kaki. Il marcha plusieurs heures avant d’apercevoir, depuis une colline, le village de Lorcières.
Le jeune homme respirait l’air du vent de son pays tout en descendant la colline. Dans le bas ; il découvrit une fille de treize ou quatorze ans qui gardait un troupeau composé d’une dizaine de moutons. Elle portait une courte robe orange avec un peu de dentelle, un chapeau de paille et des sabots. Ses cheveux étaient blonds coiffés avec deux nattes. Ses yeux étaient d’un beau vert vermeil. Elle était assise sur une souche et jouait de l’harmonica tandis que ses moutons broutaient. Thierry s’avança et s’assit à ses côtés à même de l’herbe.
_Bonjour, tu gardes ce troupeau pour ta famille? demanda Thierry gentiment.
Au son de sa voix, l’enfant s’arrêta de jouer et posa son instrument sur sa robe et tourna sa tête vers le jeune homme qui venait de lui adresser la parole.
_Non, ils appartiennent à Mr Louoit, un fermier de mon village. Pendant ce temps, mon père peut faire autre chose pour lui. Il y a tellement à faire dans une ferme. répondit l’enfant.
_Oui, je sais. fit Thierry.
_Tu connais ce milieu? Tu ne ressembles guère à un fermier. fit la jeune fille.
_J’ai de vagues connaissances. mentit Thierry.
C’est sur que j’ai de vagues connaissances. J’ai passé mon enfance dans la ferme là plus importante du pays. Mais je veux pas qu’elle le sache. J’en ai marre que tout le monde voit en moi le fils de la famille Sacthel et non la personne en moi: Thierry.
_Je m’appelle Thierry. Et toi, c’est quoi ton nom? demanda Thierry pour changer de sujet.
_Lea, Lea Mounot. répondit l’enfant. J’ai treize ans.
_Moi, j’en ai dix-huit ans. fit gentiment Thierry.
_Seulement? Tu parais en avoir vingt. assura Lea étonnée.
Thierry eut un petit sourire tout en tentant de rester poli. Il aimait qu’on le prenne pour plus vieux qu’il ne l’était. Il était vrai que c’était normal étant donné qu’il mesurait un peu plus d’un mètre quatre-vingt. Son père, qui était plus petit et trapu, lui disait que c’était une mauvaise chose et cette taille le ferait souffrir physiquement. Le jeune homme n’écoutait même plus son père. D’ailleurs tout ce qui pouvait le contredire était excellent à ses yeux.
_Tu viens d’où? Tu voyages pourquoi? demanda Lea.
_Euh … de Saint-Flour … Je voyage pour … le plaisir. répondit Thierry tentant d’être calme pour masquer son mensonge.


A l’auberge du Coin Tranquille, tout semblait calme: les habitués discutaient ou jouaient aux cartes, le patron essuyait des verres au comptoir et le jeune serveur Richard servait les clients. Une petite demi-heure s’était écoulée depuis que le jeune homme avait renversé du café sur le sol. Aux fenêtres du bistrot, on pouvait voir le soleil rougeoyer et son intensité diminuer ce qui signifiait qu’il se coucherait d’ici deux petites heures.
Rien de plus normal. Le temps a été plus couvert qu’hier.
Tout en ayant cette pensée, Richard se rappela un cours de biologie où il avait étudié la météorologie suivi lorsqu’il était encore au lycée. Il sourit à ce souvenir.
_Hey gamin! Tu nous sers le pastis ou tu restes planté comme un piquet? cria une voix à côté de Richard.
La voix ramena Richard à la réalité. Il découvrit que la personne ayant crié était un personne d’un certain âge assis avec d’autres personne du même âge. Richard s’excusa et leur donna leurs verres puis servit le pastis avant de s’éloigner en leur laissant la bouteille avec laquelle il avait servi.
Richard continuait à avancer à travers la salle pour servir les clients, essuyer une table ou en débarrasser une autre. Derrière le bar se tenait Thomas qui essuyait vigoureusement des verres à l’aide d’un torchon.
Soudain un jeune garçon d’une dizaine d’années entra dans le bistrot en catastrophe. Il était blond aux yeux bleus portant un tee-shirt rouge, un short vert foncé lui arrivant aux mollets et des baskets violettes. Son visage ruisselait de larmes mais aussi de sueur comme si il avait parcouru une longue course. Il s’arrêta et observa la salle hésitant. Il semblait aussi perdu qu’un enfant de deux ans dans un grand magasin séparé de sa mère. Puis il repéra un homme dans le fond et se précipita vers lui.
Le voyant arrivé, l’homme se releva surpris et s’accroupit pour se placer à la hauteur de l’enfant plaçant ses mains sur ses épaules. L’enfant tentait de se calmer mais semblait très agité. Autour d’eux, tout s’était arrêté et observait l’enfant et son père. Il était visible qu’il s’agissait de son père car chacun se connaissait au village mais surtout l’homme avait les même traits que son fils. Celui ci se nommait Albert Masu.
_Jeannot! Jeannot! Calme toi! s’exclama son père.
_Je .. papa .. Magali … anona Jeannot éclatant en sanglot.
A présent, la curiosité et la surprise était à son comble. Malgré ses presque dix ans, Jeannot était déjà un solide garçon qui ne montrait jamais une seule faiblesse en public. C’était la première qu’il pleurait de cette manière dans un tel endroit devant tant de personne.
_Qu’a Magali? Elle .. elle s’est blessée? Ce ne peut pas être grave. Remets toi. tenta de le consoler Albert.
_Elle .. elle ne pourra plus jamais guérir. annonça Jeannot en essuyant plusieurs larmes du revers de sa manche.
_Comment elle ne guérira plus? Il est fada! s’exclama Gilbert.
_La ferme! cria Albert à la salle puis à son fils. Explique toi, je ne te comprend pas.
Cependant il se rendit compte que son enfant avait quitté ses bras et se trouvait entre les bras du Richard qui lui tapotait le dos. Le jeune homme arborait un regard froncé et très sérieux.
_Elle est morte, n’est ce pas? demanda Richard.
L’enfant ne répondit pas tout de suite enfouissant d’abord sa petite tête contre le torse de Richard puis murmura faiblement oui. Le jeune homme poussa un soupir tristement tout en caressant les cheveux de Jeannot.
_Non! Ma Magali ne peut pas être … Non! se révolta Albert.
Jeannot se releva et fit un signe approbatif les yeux emplis de larmes mais aussi de peur. Il se décida à parler.
_Si, elle .. c’était horrible. On dirait un mouton qu’un loup a tué. fit Jeannot.
_Une telle comparaison semble incroyable. D’abord les loups ne s’attaquent pas aux humains. Je ne vois même pas qui pourrait produire une telle chose sur un être humain. dit Richard.
Le cerveau du jeune homme s’excitait. Cet événement était horrible c’était vrai, il le reconnaissait. Cependant il paraissait être un grand mystère et résoudre un mystère était ce qu’il préférait dans la science. Alors que les esprits s’échauffaient dans le bistrot et tout le monde s’excitait, il réfléchissait à toutes les hypothèses pouvant expliquer scientifiquement et logiquement cet événement.


Vers vingt-deux heures, tout le monde au village avait pu voir le corps de ce qui restait de l’enfant. D’après le récit du jeune Jeannot Masu, on apprit que Magali, une jeune fille de seize ans, était sortie faire paître leur chèvre hors du village vers dix-huit heures. Elle avait promis de revenir une demie-heure après son départ et au bout d’une heure, son jeune frère s’était inquiété. Ainsi Jeannot s’était à la recherche de Magali. Alors hors du village à quelques mètres seulement de la dernière maison, il avait découvert le corps sans vie de Magali. Son visage était déchiré qu’il était difficile de la reconnaître au premier regard, son chemiser déchiré montrant sa poitrine et son ventre dévoré. Tout autour du cadavre gisait une grande mare de sang.
Ce crime perpétré avec une telle violence avait horrifié tout le village qui était maintenant terrifié. Cette nuit là, personne ne sut dormir songeant tristement à la petite Magali se demandant qui l’avait tué mais surtout pourquoi et au nom de quoi avait-il pu le faire de cette manière là.
Dans sa chambre que lui prêtait son patron, Richard était assis devant le petit bureau de bois et relisait ses notes prises pour la énième. Après avoir examiné le corps de la jeune Magali, il n’avait rien remarqué du tout si ce n’était que l’assassin semblait utiliser des dents ou une chose avec des dents pour dévorer son ventre et sa poitrine tandis que son visage avait été déchiré par des griffes. Pourtant c’était impossible: aucun animal ne possédait de telles dents et de telles griffes.
Nerveusement, il passa la main dans ses cheveux. Il avait beau consulté ses livres de zoologie, il ne trouvait absolument aucun début de piste susceptible de l’aider à comprendre cette énigme.
Soudain le téléphone résonna dans la maisonnée. Ce fut Thomas qui alla répondre bien que Richard s’était déplacé aussi. A la fin de la conversation téléphonique, son patron lui apprit qu’une fille avait été agressé de la même manière de Magali Masu à Lorcières mais elle, elle était vivante. Spontanément, Richard décida de s’y rendre pour savoir si cette enfant pourrait lui décrire son agresseur. Le jeune homme retourna à sa chambre et fourra plusieurs choses dans une besace marron et sortit hors du bistrot. Il gagna l’arrière et prit la moto de son patron ; étant donné les circonstances, il lui permettait de la prendre. Un fait rare et exceptionnel quand on savait que Thomas détestait qu’on la touche.

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MessageSujet: Re: l'innoncence des loups   l'innoncence des loups EmptyLun 22 Mai - 21:20

Richard roula sur la moto au maximum de la vitesse autorisée tout en se demandant ce que cette nouvelle victime pourrait bien lui apprendre. Un autre fait l’intriguait: Thomas lui a dit que cette fille a été agressé à dix-huit heures et Magali entre dix huit heures et dix-heures. De plus, la distance séparant Beyssère Sainte-Marie de Lorcières était d’environ une dizaine de kilomètres. Comment le mystérieux tueur avait pu parcourir cette distance en moins d’une demie-heure?
Il arrivait à Lorcières vers minuit et il ralentit considérablement son allure. Puisque ce village était de la même envergure que celui de Beyssère Sainte-Marie, il n’y avait pas d’hôpital donc l’enfant était soignée chez elle. Il observa attentivement les maisons du village et aperçut que l’unes d’elles possédaient des lumières dans toutes ses pièces. La famille devait recevoir la visite de plusieurs personnes du village donc c’était là.
Richard s’arrêta et stationna la moto puis s’avança vers la porte d’entrée. D’abord un peu intimidé en se rappelant le drame qu’avait connu la famille, il appuya sur la sonnette. Un homme qui devait être son père lui ouvrit. Richard s’excusa de sa présence et expliqua le but de sa visite. Il souligna qu’il voulait découvrir l’identité du tueur, révélant l’autre attaque, pour qu’il n’y ne puisse plus avoir ce genre de drame.
Voyant sa sincérité et touché par l’argument, le père accepta et le conduisit à l’étage où se reposait sa fille. Dans la chambre de l’enfant se trouvait une jeune fille de treize ans le visage entouré de bandes portant une chemise de nuit blanche: Lea Mounot. Elle était entourée de son frère aîné de l’âge de Richard, d’une amie de la famille et de sa meilleure amie. Richard s’assit auprès de Lea lui expliquant les raisons de sa visite.
_Cependant si tu souhaite oublier .. si tu ne veux pas en parler, je comprendrais. dit Richard.
_Non, je veux t’aider. C’était horrible, j’ai cru mourir. Je ne veux pas que d’autres puissent mourir alors que je suis vivante. Je te raconterais tout. répondit Lea avec force et courage.
_Tu es vraiment très brave et gentille. lui assura Richard avec un sourire.
_Je gardais les moutons comme d’habitude pendant les vacances pour aider mon père. Soudain un animal étrange est apparu devant moi. Il ressemblait à un loup et à un chien. Il semblait n’être qu’un chien errant mais il avait la taille d’un grand loup. J’ai saisi un bâton pour me défendre mais il me l’a arraché des mains avec ses griffes. On aurait dit qu’il comprenait mes gestes. Si mon frère n’était pas arrivé, je serais morte à l’heure qu’il est. raconta Lea.
Les révélations apportées par la petite Lea tourmentaient l’esprit de Richard. Ces déclarations étaient semblables aux faits qui l’avaient amené ici pour ses vacances. Alors cela signifiait …
_Elle est de retour … Après 235 ans, elle revient … annonça Richard.
Le ton de Richard était effrayant et celui ci éprouvait presque de la peur. Tout correspondait point par point. Les attaques étaient similaires à celles qu’il avait étudié à travers les récits de l’époque. Il était venu découvrir qui elle était mais il n’aurait pas imaginé que celle ci puisse se manifester à nouveau.
_Mais enfin, de quoi parlez vous? demanda le frère de Lea.
_La Bête, la Bête est de retour. répondit Richard.

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MessageSujet: Re: l'innoncence des loups   l'innoncence des loups EmptyJeu 1 Juin - 16:08

voila comme promis j'ai lue la suite j'aime beaucoup,
voudrais quand même que d'autre que moi lisent XD
si la bête es comme dans le délire que on avait fait mon dieux Laughing
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MessageSujet: Re: l'innoncence des loups   l'innoncence des loups Empty

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