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 Road

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Raharu
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Raharu

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Road Empty
MessageSujet: Road   Road EmptyVen 1 Juin - 23:17

Voila une petite fic que j'ai écrit en 2h et que j'ai imaginé en 4h (dans le désordre)...

C'est un One Shot au cas ou le mot "fin" ne vous direz rien...

Enjoy Yourselves

RoAD

Prologue

La voiture fonçait sur la route de campagne. La lueur de la lune transformait les arbres qui défilaient en silhouettes inquiétante.
(Bordel !)
Mais Stevens s’en moquait. La nuit, c’est son truc. Non pas qu’il soit fêtard, mais l’ambiance calme et paisible était excellente pour ses nerfs.
(Qu’est-ce qui s’est passé !?)
Il rentrait d’une soirée chez un ami dans sa superbe Audi A4 décapotable. Il avait longuement économisé pour se l’offrir.
(Il est dans un état critique !)
Normalement, de telles soirées l’ennuyait, mais ce soir il avait su que ça ne serait pas pareil.
(Amenez-le le plus vite possible !)
Ce soir, sa femme s’était enfin libéré de son travail et l’avait accompagné.
(Si on ne se dépêche pas, il va y passer !)
Sa femme s’était accoudée sur la portière et ses longs cheveux bruns flottaient au vent. Stevens avait du mal à décrocher son regard d’elle.
(Et l’autre ?)
D’ailleurs, c’est pour ça qu’il ne pu voir l’obstacle. La voiture dérapa, buta contre un second obstacle. Puis, Stevens ne vit plus qu’une chose : le tronc d’un arbre. Ensuite, rien.
(C’est trop tard…)


Histoire


Sylvia avait repris le bar de son père dès sa mort. Elle aimait bien servir les vieux routards et automobilistes qui racontaient souvent leurs problèmes. Sylvia était toujours à l’affût de ragots et potins. Mais ce soir, personne. Enfin si, il y avait quelqu’un. Un homme d’une quarantaine d’année. Quinze de plus que Sylvia. Il portait un pansement sur la tempe gauche et dormait en ce moment. Il dormait depuis longtemps. Sylvia sortit de derrière le bar, attrapa un plateau et y posa une tasse qu’elle venait de remplir de café. Elle alla vers l’homme et posa la tasse devant lui.
« Tenez, c’est la maison qui offre !! »
Elle parla bien fort pour le réveiller. L’homme se réveilla en sursaut.
« Désolé de vous avoir fait peur…
- Non non… Ce n’est rien… Rien du tout…
- Prenez un peu de café, ça vous fera du bien… »
L’homme attrapa la tasse délicatement et la porta à ses lèvres. Après avoir bu une gorgée, il reposa la tasse et regarda par la fenêtre, sans faire attention à Sylvia. Celle-ci se sentit un peu frustrée et s’assit en face de lui.
« Vous venez d’où ? »
L’homme répondit sans détourner son regard de l’extérieur.
« De l’est…
- New York… ? Boston…?
- Philadelphie…
- Ah… »
Sylvia regarda à son tour par la fenêtre, cherchant du regard ce que l’homme voyait.
« C’est vers l’est que vous regardait, hein ? »
L’homme reporta le café à ses lèvres. Pas une seule fois, il ne regarda pas au loin.
« Mmh… »
Il ne reposa pas la tasse mais la garda à la main.
« Tout le monde dit qu’il ne faut pas regarder en arrière, mais…
- Allons bon ! Y a que les matous pour faire ça !! »
L’homme ne répondit pas pendant un moment, coupé par Sylvia. Elle se sentit un peu stupide d’ailleurs. Enfin, c’était sa faute aussi ! Les camionneurs étaient plus causant et avaient plus de sens d’humour que ce type n’en aurait jamais.
« Peut-être… Ce qui est sûr, c’est que je ne peux m’empêcher de me tourner vers mon passé… »
Une fois la tasse reposée, il regarda enfin Sylvia.
« Foutue période… »
Sylvia se leva, prit la tasse et la posa sur son plateau.
« Bah, si c’est si mauvais, faut plus y penser…
- Peut-être… Peut-être… »
L’homme prit un des cure-dent du pot qui traînait sur la table et le mit en bouche, le mordillant pour d’obscures raisons. Peut-être un tic. Pendant qu’elle nettoyait la tasse, Sylvia continuait à lui parler.
« Et vous allez où comme ça ? Los Angeles ? Las Vegas ?
- A l’opposé de l’Est, il y a l’Ouest… A l’opposé du passé, il y a le futur…
- C’est-à-dire ?
- Je ne sais pas où je vais… Je ne sais même pas si je m’arrêterais une fois au bout ou si je ferais demi-tour… Si je ne fais pas déjà demi-tour avant…
- Chez nous, on dit que revenir sur le passé, c’est fuir la réalité…
- Bah… »
L’homme se leva et sortit un calepin. Il griffonna quelque chose s’avança vers le comptoir.
« De toute façon, cette réalité ne me plaît guère… »
L’homme posa ce qui semblait être un chèque sur le comptoir et sortit du bar.
« Ce qui reste, gardez-le en pourboire !! »
La porte se referma. Sylvia attrapa le chèque et cria. Encore un qui partait en faisant semblant de payer. Mais l’homme ne fit pas demi-tour. Alors qu’elle contournait de nouveau le bar, elle jeta enfin un coup d’œil sur le chèque.
Et Sylvia faillit perdre connaissance.

Stevens monta dans son Audi A4 sans se soucier du cri qui émergea du bar. Le pare-brise avait été refait, mais le pare-choc, défoncé, témoignait encore de l’accident qui se produisit il y a peu. Avant de démarrer, Stevens regarda à côté de lui, là où se tenait sa femme la dernière fois. Sa femme, qui mourut dans cet accident. Quand il apprit son décès à son réveil, il fut profondément éploré. Au point qu’il en oublia le nom de sa femme. Tout se dont il se souvient, c’est de son visage. Un visage éternellement figé, les cheveux flottant dans le vent. Stevens n’avait pas comprit pourquoi il a eut un accident, mais il comprit les conséquences. L’Audi avait, après quelques dérapages incontrôlés, percuté un rocher. Les airbags ne s’enclenchèrent pas. Retenu par se ceinture, Stevens survécut mais sa tempe cogna contre le volant. Comme pour compléter l’inefficacité des airbags, la ceinture de sa femme lâcha et elle fut projetée à tout vitesse contre un arbre. Le lendemain de sa sortie, Stevens retourna devant cet arbre. Mais quelque chose le troubla ce jour-là.
Stevens sortit de sa réflexion. Il tourna la clé de contact et avança sur la route. Cette fois, les arbres défilant sous la lumière lunaire ne le rassurèrent pas. Au contraire.

Cela faisait maintenant plus d’un quart d’heure que Stevens était sortit du bar de Sylvia. Elle connaissait son nom, car il était écrit sur le chèque. Enfin, elle supposait que c’était le sien. Une fois qu’elle vit le montant du chèque, elle avait de suite appelée la banque. Tout était en règle, ce n’était pas un chèque en bois. Néanmoins, Sylvia n’était pas rassurée. Elle ferma le bar pour la nuit, monta dans sa voiture et partit pour l’Ouest. Elle avait vu Stevens arriver et savait qu’il conduisait une Audi A4 décapotable. Une Audi A4 déformée par un accident. Elle comptait rattraper Stevens à tout prix. Mais c’était uniquement pour sa propre conscience qu’elle le fit. Quelque chose ne tournait pas rond. Oui. Personne, non personne, ne donnait un pareil chèque pour un café. Personne ne donnait 1000$.

Stevens s’était arrêté à une station service et fit le plein. Quand il entra dans la boutique, il prit un paquet de cigarette en plus de payer le plein. Enfin, il voulut prendre un paquet, mais s’y résigna. A la place, il acheta deux cartouches. Le vendeur le regarda d’un mauvais œil, mais Stevens s’en moquait. Une fois de retour dans sa voiture, il déchira l’emballage de la première cartouche, sortit un paquet puis une cigarette et l’alluma. Alors qu’il en tira une bouffée, il replongea dans ses réflexions. Ce jour-là, le jour où il se recueillit devant l’arbre, quelque chose le troubla en effet. C’était l’arbre. Sous une tâche de sang qui devait être celui de sa femme, il y avait une petite gravure. Certainement faite par deux amoureux.
« T & E »
Il ne savait pas ce que ça signifiait, et s’en moquait. Mais cette marque, maudite marque, il l’avait déjà vu. Or, c’était la première fois qu’il prenait cette route. Mais quand l’avait-il vu ?
Quand il émergea, ce fut à cause de la cigarette qui lui brûlait les lèvres. Il jeta la cigarette par terre, puis les deux cartouches. D’un coup, il décida d’arrêter de fumer. Il démarra et accéléra d’un coup, poussant sa pauvre voiture à fond.

Sylvia s’arrêta devant une station-service qu’elle connaissait bien. Pour sur, elle était déjà passé plein de fois ici. Et elle connaissait aussi le vendeur. Un salop qui lui faisait toujours des avances. Si elle s’était arrêtée, c’était à cause de deux paquets rouges et blancs sur la route. Des cartouches de cigarettes. Instinctivement, elle sentie que c’était l’œuvre de Stevens. Elle entra dans la boutique.
« Tiens, salut poupée ! »
C’était Max, le salop qui tenait cette station service.
« Ta gueule, Max… »
Sylvia s’avança vers le comptoir.
« J’aurais besoin de ton aide… »
Max croisa les bras derrière sa nuque et se pencha en arrière.
« Désolé, je fois fermer ma gueule, poupée… »
Sylvia frappa le comptoir du poing. Max sursauta et se redressa en prenant l’air méchant qu’il adresse à tous ses clients qui n’était pas du bon sexe à son goût.
« Qu’est-ce que tu veux ?!
- Un homme est peut-être passé par ici avant pour faire le plein…
- Ah désolé, poupée, je me souviens que des belles gonzesses…
- Je veux une réponse claire !
- Je viens de te dire que… »
Sylvia se pencha sur le comptoir et attrapa Max au col.
« Tu dois bien avoir un chèque avec le nom de ton dernier client dessus, bordel de merde !!!
- La dernière personne a être venu ici a payé par carte !
- Alors t’as sûrement un ticket avec le nom de l’utilisateur dessus !! »
Terrorisé, Max fouilla sommairement le comptoir et en sortit un petit ticket.
« St…Stevens… Mo… »
Sylvia avait franchit le seuil de la porte avant que Max n’ait prononcé le nom de famille du type.
« Poufiasse, je te sauterai un jour… Je te le jure, je te sauterai… »
Puis Max alluma la télévision à côté de lui et regarda un film jusqu’au lendemain.

Sylvia remonta dans sa voiture et redémarra. Stevens n’avait pas mentit. Il allait bien vers l’Ouest. Vers son futur. Mais quel était-il ? Allait-il se suicider ? C’est ce que Sylvia pensait à présent. Tout coïncidait. Et quelque chose en elle la poussa à y aller pour le sauver.

Stevens quitta la route lorsque la forêt devint profonde et que les arbres ne laissaient plus passer les rayons de la lune. Il emprunta un petit sentier sans décélérer. Au contraire, il poussa sa voiture au maximum. Il ne savait même pas pourquoi, mais il le faisait. Et tout d’un coup, il comprit. Il comprit tout.
L’Audi.
Sa femme.
Le rocher.
Le cadavre.
Son cadavre.
L’arbre.
« T & E »
Sa femme qui vient le sauver.
Son esprit qui la maudit d’avoir survécut.
Le flash.
L’ambulance.
L’hôpital.
Et ensuite, il vit. Il vit tout.
L’Audi.
Le sentier.
L’arbre.
Le feu.
« T & E »
Mort et Amour.
Sa femme…

Sylvia arriva à toute vitesse dans la clairière, guidée par son sixième sens. Quand elle arriva, il n’y avait rien. A part un drôle d’arbre. Déformé comme si une voiture l’avait percuté. Sylvia descendit. Des traces de pneu allaient jusqu’à l’arbre. Il y avait eut un accident ici. Mais il n’y avait pas de traces de la voiture. Elle posa sa main sur le tronc, mais la retira aussitôt. Le bois était brûlant. L’écorce, chauffée au rouge, avait laissé une emprunte sur sa main. Sylvia distingua deux lettres.
« T & E »

Epilogue

Elle se réveilla dans un bar. Elle avait un mal de tête atroce. Il n’y avait personne autour d’elle. Un homme sortit de derrière le comptoir et vint vers elle. Mais elle ne distinguait pas sa voix. Enfin, pas temps qu’il se soit assit. Après un court dialogue, elle paya pour le café que le serveur disait qu’elle avait bu. Mais elle n’avait pas d’argent, juste un chèque pré remplit. Quand elle le posa sur le comptoir, elle se rendit compte qu’elle ne se souvenait plus de son nom. Elle jeta alors un coup d’œil sur le chèque.
« Sylvia »
Elle fit confiance à ce bout de papier, bien que ce nom ne lui disait rien. Elle sortit et monta dans sa voiture. Elle savait que c’était sa voiture. Ensuite, elle démarra. Sylvia n’avait ni entendit le barman courir après lui et n’avait pas lu le chèque en entier.
Un splendide chèque de 1000$.


FIN
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